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2021, l'année du Social Shopping

Cette année ils s'y sont tous mis. Il faut dire que les perspectives du Social shopping sont juteuses, et permettent de se mettre en partie à l'abri des sursauts des revenus publicitaires dès qu'un bad buzz survient et la peur du boycott avec. Le succès d'Amazon aiguise aussi les appétits.

2021, l'année du Social Shopping

Google a vite vu le risque pour lui. Hégémonique pendant longtemps avec Google shopping, et de plus en plus concurrencé (dépassé) par Amazon, le social commerce fait peser sur ses revenus un nouveau risque important. La réponse de Google fut d'ouvrir sa verticale shopping pour la 1ère fois à une visibilité en partie gratuite. Cela me semble être une explication beaucoup plus probante qu'un coup de pouce aux ecommerçants sur fond de pandémie.

Et force est de constater que, quelques mois plus tard, c'est assez facile à installer, rapide à développer (un flux XML) et que les résultats ne sont pas mauvais.

Et pour le social commerce ? Quels résultats ? Disons-le tout net, pour le moment, sans passer par les ads, cela reste modeste. Sur Facebook, les résultats sont très décevants, et même si récemment on a vu des évolutions produit pour mettre plus en avant les boutiques sur Facebook, les résultats sont plutôt maigres. Un peu comme le reste de la visibilité organique en réalité.

Sur Pinterest, la performance va dépendre complètement de la thématique de ce que vous vendez. De presque rien à "intéressant". Mais dans tous les cas cela vaut le coup de tester, car c'est très facile à développer (un flux XML proche de celui de Google shopping) et facile à installer. Après, sur les choix fonctionnels liés au shopping faits par Pinterest, je suis plus réservée, mais cela fera l'objet d'un autre édito ????.

Le réseau social sans doute le plus porteur est Instagram, qui, comme le dit Aurélie "met le paquet". A titre personnel, je suis très agacée par le bouton shopping qui remplace celui des notifications, provoquant un "trompage de bouton" fréquent, et sans aucun doute absolument voulu de la part d'Instagram, pour faire découvrir sa fonction shopping.

Car si les résultats ne sont pas encore à la hauteur, c'est aussi parce que de nombreux utilisateurs n'ont pas encore identifié les posts "shopping" (picto sur l'image, et "points" repère sur les différents items "shoppables"). Il y a donc un réflexe à prendre et les apps doivent encore accompagner le développement des usages pour que ça décolle vraiment.

Il y a aussi un autre frein, côté marchands cette fois : arriver à activer le programme shopping, sur Facebook, mais a fortiori sur Instagram, est un casse-tête sans nom, au cours duquel l'envie de passer le laptop par la fenêtre survient fréquemment. Aucune documentation complète n'est disponible, les messages d'erreur ne sont d'aucune aide et il faut "deviner" ce qui bloque (buggue ?), tenter des choses (voir peut-être déposer un cierge à Lisieux) jusqu'à arriver, enfin, au bout d'un long parcours du combattant, à atteindre le graal : la validation ????.

Une alternative cependant : ouvrir une boutique via le CMS Shopify. Et là, tout est simple, prêt à brancher. C'est sans doute LA solution à adopter si vous n'avez pas encore de boutique et vous interrogez sur le bon choix technologique. Les autres CMS ecommerce feraient bien de s'en inspirer, et vite !

Du côté du groupe Facebook encore, le shopping sur WhatsApp arrive aussi avec également un panier d'achat. Les messengers sont déjà un indispensable du service client, il sera peut-être plus simple d'y faire adopter rapidement un réflexe shopping. A titre personnel, j'ai vraiment hâte de tester cela.

Tiktok n'est pas en reste et on a vu récemment un premier use case shopping issu de la prise de participation de Walmart arriver sur la plateforme, porté par plusieurs tiktokers star.

J'en suis convaincue, le social commerce va décoller en 2021, via la massification de l'offre sur tous les réseaux, et le Covid aura un effet d'entrainement en la matière. Reste aux plateformes à affiner leur produit pour attirer plus de clients, et à travailler enfin à des interfaces BackOffice utilisables pour que beaucoup de ecommerçants, petits ou gros, aient envie de franchir le cap.

A suivre donc (de près).

Article rédigé par

Virginie Clève
Virginie Clève

J'accompagne marques et médias dans le déploiement de leur stratégie numérique : conception produit, audience organique, marketing digital, podcast.

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